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Les ordres de grandeur de l’impact écologique: l’arbre qui cache la forêt

Wilfrid DE CONTI
Temps de lecture: 9 mn environ
Illustration par Fanny Lamouroux

Quand on parle environnement ou dérèglement climatique, il est important de connaître les ordres de grandeur de l’impact écologique positif ou négatif que l’on peut avoir. Cela peut éviter les fausses bonnes idées écolo comme partir nettoyer les plages de Cancun ou Bali, sauf si vous y allez en voilier bien sûr.

Dans la dernière vidéo, Axel de Besight vous parlait du bambou, qui est vu comme un matériau écologique, mais qui ne l’est pas du tout. En revanche, on peut considérer le bois ou le liège comme de bonnes alternatives aux métaux et aux plastiques. Mais il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège du greenwashing, même avec un matériau à plus faible impact.

Greenwashing : donner l’impression d’un impact écologique

De nombreux produits utilisent des matériaux dits écologiques pour verdir leur image, mais cela n’a quasiment aucun impact sur le produit de base, tout simplement parce que la partie qu’ils remplacent vaut 1 en impact et que le reste du produit vaut 100. On se situe sur une très belle promesse disproportionnée.

Un exemple ?

Prenons une enceinte toute simple, avec une surface en métal ou plastique, des haut-parleurs, une batterie et tout le circuit électronique nécessaire.

Imaginons maintenant que je suis un greenwasher professionnel : alors comment faire croire à une enceinte écolo ? Et bien je vais remplacer une partie de la surface extérieure, disons le haut de l’enceinte, qui était en ABS par exemple, par du liège.

Mais si je prends un indicateur d’empreinte carbone, je me rends compte que j’ai peut-être réussi à baisser mon impact de seulement 1%. Ce qui est important, c’est de savoir que sur un produit électronique, la surface extérieure n’a que peu d’impact. Ici, c’est la batterie au lithium qui pèse sur le bilan carbone de l’enceinte. Rien ne vous empêche d’acheter cette enceinte parce que vous aimez la touche de liège, mais ne pensez pas que vous faîtes un geste pour la planète en l’achetant.

Quels conseils pour améliorer ou vérifier son impact écologique ? 

Si vous êtes motivés, vous pouvez vous balader sur les bases de données de l’ADEME, pour connaître les impacts climatiques des matériaux ou des objets directement. Pour une compréhension plus générale des impacts que vous avez au quotidien, nous vous invitons aussi à réaliser votre propre bilan carbone personnel. Voici quelques liens pour vous aider : 

https://www.myco2.fr/
https://www.goodplanet.org/fr/calculateurs-carbone/particulier/
https://www.footprintcalculator.org/home/fr

L’auteur :

Wilfrid de Conti
Professionnel de l’engagement et de la brand advocacy

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